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 The oil crash

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Le pti prince
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MessageSujet: The oil crash   Sam 16 Juin 2007 - 1:16

C'est l'ENTIERETE de nos habitudes et manières de fonctionner qui seront complétment à revoir. la voiture n'est qu'une des millions de choses dont nous DEVRONS nous passer.

et oui, c'est la fin d'un mythe, l'individu roi consommateur au centre du monde.

Citation :
Tout le monde en est conscient : les réserves de pétrole ne sont pas inépuisables et « l’excrément du diable » est déjà l’enjeu de conflits géopolitiques, mais la menace reste lointaine, un peu abstraite. Pour Gelpke et McCormack, la situation est beaucoup, beaucoup plus grave. Ils nous assènent encore une nouvelle vérité qui dérange : notre monde confortable vit ses dernières années et le choc est im-minent et va bouleverser toutes les struc-tures de notre société.
Le constat est simple : la société actuelle fonctionne – plus ou moins bien – grâce à l’utilisation massive d’une énergie fossile et bon marché. Depuis 150 ans, nous avons puisé sans ménagement dans des réserves limitées et qui ont mis plusieurs millions d’années à se constituer. Para-doxe amusant : c’est dans une courte période de réchauffement climatique que le pétrole est apparu sur notre planète. Le documentaire insiste : le pétrole est désormais omniprésent et rien ne peut remplacer l’énergie qu’il dispense. Et surtout pas la force physique humaine : il faut en effet le travail de 12 personnes pendant une année pour compenser l’énergie d’un baril de pétrole (159 litres)… Bien sûr, le pétrole sert à nous déplacer, à nous chauffer, mais il est essentiel aussi pour notre alimentation (engrais, serres…). Il est présent aussi dans une multitude d’objets courants (du stylo au pneu en passant par le chewing-gum). Que deviendraient également nos grandes villes et leurs immenses dépendances suburbaines sans cette énergie bon marché qui permet à chacun de parcourir souvent des distances de plus en plus importantes avant d’aller travailler ?

Les réalisateurs ont choisi de faire la part belle aux recherches du célèbre géophysicien américain M. King Hubbert. Dans les années 50, celui-ci avait présenté la théorie selon laquelle la courbe de production d’une matière première avait la forme d’une cloche. L’adaptant au cas du pétrole américain, il avait annoncé que le pic de production serait atteint vers 1970… et on découvrit à ce moment-là qu’il ne s’était pas trompé, ce qui lui assura une célébrité médiati-que. Avec le développement de l’informatique, ses travaux ont été repris et appliqués à l’ensemble des pays pétro-liers. Les experts sont d’avis que de nombreux pays ont déjà dépassé leur pic pétrolier. Gelpke et McCormack l’illustrent de manière frappante en filmant les restes rouillés et sordides des installations pétrolières du Texas (pic américain en 1971), de l’Azerbaïdjan et du Venezuela. Seuls la Russie et les pays du Moyen-Orient semblent être en mesure de maintenir au même niveau leur production. Mais pour combien de temps ? Les réserves de nombreux pays sont très douteuses et - le film le rappelle – elles ont été parfois augmentées de manière totalement artificielle, l’espace d’une nuit. En 2004, Shell a dû avouer que les chiffres de ses réserves avaient été surévalués pour satis-faire ses actionnaires. La discussion sur le pic pétrolier mondial est encore vive. Mais des voix de plus en plus nom-breuses s’accordent à dire qu’il est imminent. L’ASPO (association for the Study of Peak Oil and Gas) l’annonce pour 2010.
Cette prévision est d’autant plus réaliste que nous ne trouvons quasiment plus de nouveaux gisements importants de gaz ou de pétrole, à l’exception d’une belle découverte dans le Golfe du Mexique, non mentionnée dans le film, déjà tourné à ce moment-là. L’offre va donc diminuer, alors que la demande, stimulée par la croissance impressionnante de la Chine et l’Inde va continuer d’augmenter ces prochaines années.

Le prix du pétrole dans cette phase de déplétion devrait prendre l’ascenseur et atteindre des sommets, en provoquant un véritable krach économique.
Ce sombre tableau n’est pas celui de deux écologistes enflammés, mais bien de réalisateurs qui présentent les faits de manière posée et bien argumentée, en prenant le soin d’étayer leurs propos par des intervenants sérieux et par-fois très réputés comme Fadhil Chalabi, ancien ministre du pétrole de l’Irak et directeur exécutif du Center for Global Energy Studies qui n’hésite pas affirmer : « Pour les pays de l’OPEP, cela leur est égal de savoir ce qui va se passer dans 20, 30 ou 40 ans. Tout ce qui comptd’aujourd’hui ne seront déjà plus de ce monde. Les seuls qui s’inquiètent sont les scientifiques et les experts ».

Alors qu'est-ce que sera fait notre futur ? est-ce qu'il y a réellement une manière de remplacer dans le très court terme tout ce qui dépend de l'énergie fossile ???!!!

Citation :
Quelles sont alors les options qu'il nous reste ? Là aussi, le propos du film est pessimiste. Le risque est évidemment grand de voir les conflits se multiplier, les pays s’affronter pour le contrôle des derniers gisements importants. La deuxième Guerre du Golfe vient bien sûr rapidement à l’esprit. La Chine, qui achète le pétrole soudanais, protège le gouvernement du pays face à toute so-lution internationale pour mettre un terme aux massacres dans le Darfour, région certainement riche en or noir. Ces deux exemples ne sont peut-être qu’un avant-goût de ce qui nous attend dans les prochaines décennies.
Les énergies non renouvelable peuvent-elles être une porte de sortie ? Le documentaire les aborde toutes sans ménagement et ne laisse que peu d’espoir de ce côté-là. Les biocarburants ne peuvent par exemple représenter qu’une aide minime et leur succès pourrait menacer la sécurité alimentaire d’une planète qui comptera 9 milliards d’habitants d’ici peu. Seul le soleil semble trouver grâce aux yeux de Gelpke et McCormack. Mais il faudrait couvrir la moitié de la Californie de panneaux solaires.A
Autant le film de Davis Guggenheim (avec Al Gore) se terminait avec une note optimiste en évoquant les mesuresque chacun peut prendre pour limiter sa production de CO2, autant le propos est ici radicalement pessimiste. Reste donc à encaisser le choc et à accepter un changement total de nos habitudes. Un professeur américain réputé estime que nous ne volerons plus en avion d’ici peu… Petit à petit, nous devrons reprendre des habitudes de vie qui étaient les nôtres il y a 150 ans, lorsque l’or noir ne faisait pas tourner le monde. La terre pourra-t-elle continuer à nourrir autant d’habitants ? Là aussi, certains propos d’experts sont particulièrement effrayants. Il faudrait revenir à une population de deux milliards d’habitants, voire moins. Comment ? La réponse est pudiquement évacuée

Critique et infos supplémentaires sur le doc "The Oil Crash"

Et oui, ce sont TOUTES nos habitudes de vie qui devront changer, par la force des choses, à part pour les plus riches qui pourront se payer le luxe d'utiliser les avions et autres moyens de transports utilisant l'énergie fossile...

Alors la ville sans voiture ne sera plus une utopie, mais l'utopie sera un monde hyper-industrialisé, hyper-pollué et hyper individualiste :kiss

_________________
Si tout le monde vivait et consommait comme un Suisse, il faudrait 3 planètes supplémentaires pour satisfaire les besoins de chacun.
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