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 Résumé du texte "De la religion à la spiritualité"

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Le pti prince
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MessageSujet: Résumé du texte "De la religion à la spiritualité"   Mar 24 Oct 2006 - 1:59

Ce texte veut nous montrer en quoi la spiritualité se distingue de la religion, chose qui n'était pas le cas auparavant.

Voilà comment ils décrivent la période contemporaine, qui, selon eux, va jusqu'à marquer une opposition entre religion et spiritualité:

Citation :
La situation contemporaine est aujourd’hui très différente. Comme le titre un livre récent Dieu a changé d’adresse. Les observateurs les plus lucides de notre époque l’ont bien compris, nous n’identifions plus aujourd’hui la spiritualité à une religion organisée. (texte) Nous pouvons même les opposer. Ainsi le fondamentalisme et l’intégrisme sont des attitudes que nous savons rattacher au sursaut identitaire des religions organisées. Ils ont peu à voir avec un éveil du spirituel et beaucoup à voir avec les luttes des identités culturelles de communautés soudées autour d’un credo. Nous sommes tout à fait préparé à reconnaître que la spiritualité vivante transcende les dogmes, les credo et ne se laisse enfermer dans aucune organisation. La critique sévère de la religion chez Krishnamurti ou encore chez Aurobindo ou Mère ne nous empêche d’être à même de reconnaître en eux une profondeur spirituelle indéniable.


Pour montrer cette opposition ou du moins cette séparation, ils commencent à stipuler cette différence en montrant qu'il y a deux visions différentes de la religion:

Citation :
A. La religion organisée et le spirituel

Comme nous l’avons vu, le mot religion peut s’interpréter comme ce qui re-lie, et ce qui lie à nouveau. Ce qui établie un pont ou rétablit une ancienne alliance. Cependant, toute la question de savoir ce qui est lié et en quoi consiste le lien.

1) Commençons par préciser des distinctions. Il y a deux possibilités :

a) - soit voir dans la religion le lien entre l’homme et l’Être, l’Englobant, la Vie, le Divin (quelque soit le terme qu’on lui donne), en admettant que le spirituel est précisément ce lien intemporel entre le relatif et l’absolu.
Dans ce premier cas, la spiritualité ne suppose pas d’organisation et cette absence d’organisation est peu propice à la formation d’un dogme. De ce point de vue, il est tout à fait possible d’admettre une grande diversité de voies d’accès à l’absolu. La spiritualité implique un mode d’accès direct à la présence du Divin. On appelle expérience intérieure ou expérience mystique, cette approche spirituelle. Elle diffère d’une approche intellectuelle, propre à la raison d’un concept, comme celui de Dieu. Ce que l’on rencontre par exemple chez Leibniz ou Hegel. Elle se distingue aussi de l’approche morale recourant à l’idée de Dieu pour donner une justification à l’idée même de devoir. Voir à ce sujet les thèses de Kant dans La Critique de la Raison pratique. Elle n’est pas non plus une approche psychologique du concept de Dieu, ce que Freud propose dans certains textes, comme L’Avenir d’une illusion. Ce que par ailleurs Carl Gustav Jung a exploré avec plus d'ouverture encore.

b) - soit voir dans la religion un lien, tissé par une révélation, qui re-lie une communauté de fidèles autour d’une foi commune. La révélation a eu lieu dans le passé : dans la parole de Dieu confié à Moïse, aux prophètes dans la Bible, dans les paroles de Jésus consignées dans les Evangiles, dans les Sourates donnée à Mohamed dans le Coran etc. La pratique religieuse, le rituel, effectue une répétition de la révélation première et réaffirme l’appartenance du fidèle à une tradition.
Dans ce second cas, il est évident que la religion a un sens éminemment social. Elle n’est en aucun cas séparable d’une organisation chargée de conserver, de promouvoir la doctrine et le credo d’une église. La religion ne saurait être séparée de ses rituels. L’église est une institution qui partage les caractéristiques de toutes les institutions en général : un système hiérarchique et centralisé, une volonté de se maintenir en tant qu’organisation, à exercer un contrôle et unpouvoir sur ses membres. L’église fait corps avec ses fidèles, ce qui veut dire les tient sous sa direction. [color:12d3=red:12d3]Bergson, dans Les deux Sources de la Morale et de la Religion désigne cet aspect sous le terme : religion statique.

Cependant, il peut aussi exister, au sein d’une religion organisée, une spiritualité, dans le sens défini précédemment. Elle se rencontre dans la mystique : Le christianisme a eu Saint Jean de la Croix, Maître Eckhart etc. L’islam a produit le soufisme et ses courants. L’hindouisme a toujours abrité en lui une pléiade de mystiques : de Kabir, à Ramakrishna ou près de nous Ma Ananda Moyi. Le lien entre une religion organisée et la mystique qui lui est rattachée est très, très vague. Il est une catégorie imposée de l’extérieur par ceux qui jugent. La mystique n’est pas dogmatique et très souvent les paroles des mystiques, soit-disant orthodoxes, ont des allures franchement hérétiques. Bergson, dans ce registre, parle de religion dynamique.

en découlent toutes sortes de jugements assez sévères mais pourtant réalistes à mon goût sur la religion (vue comme "un lien, tissé par une révélation, qui re-lie une communauté de fidèles autour d’une foi commune")

d'abord les auteurs réfutent la vision des sociologues post-modérnistes voyant dans la perte de vitesse des religions et de la morale une dérivé de l'hyperindividualisme et du repli dans la sphère privée:

Citation :
2) Ce n’est pourtant pas ce que nous avons sous les yeux. Notre époque a vu surgir un divorce sévère entre religion et spiritualité. Tandis que la religion suivait la logique totalitaire des organisations de masse, la spiritualité a pris refuge dans le cheminement de aspirations intérieures de l’être humain. Pour les sociologues de la postmodernité, la religion, comme la morale, serait victime du reflux des grandes idéologies. Elle ferait partie de l’hyperindividualisme et du repli dans la sphère du privé qui caractérise notre temps. Le déclin des métarécits aurait favorisé une sorte de reflux vers les valeurs du moi. Nous allons voir que ce type d’interprétation est erroné et que l’enjeu de la spiritualité contemporaine est autrement plus radical.

Voilà ce qu'ils observent et mettent en cause dans la religion: la montée des intégrismes, qu'ils soient ou non dénoncés par les chef religieux. Selon eux la religion vue sous cet ordre est par essence ambigüe:

Citation :
Ce qui est en cause sous nos yeux chaque jour dans les événements de l’actualité, c’est la crispation des religions sur elles-mêmes, crispation qui se traduit par la montée des intégrismes. Ce qui n’a rien de très « spirituel ». La montée des aspirations démocratiques des peuples s’accompagne étrangement d’une résurgence fiévreuse de l’appel au drapeau de Dieu pour justifier toutes les guerres. Comme le rappelle Frédéric Lenoir : « Il y a bien longtemps que Dieu n’avait autant été mis à contribution. Invoqué aux quatre coins de la planète, il sert de prétexte à toutes les dominations politiques, à tous les actes de barbarie perpétrés par les fanatiques. C’est l’aspect le plus hideux de la religion. Même sans tomber dans ces extrémismes, le plus souvent condamnés par les responsables religieux eux-mêmes, la religion est par essence ambiguë, car elle propose un projet collectif, parfois exclusif (on possède l’unique vérité) et reste le plus souvent inféodée à une culture, à une ethnie, à une nation ». Il est possible qu’en fait, ce soit la religion qui ai produit par réaction l’agnosticisme où campent une bonne part de nos élites.

personnellement j'adhère totalement à cette dernière propostion Embarassed

ils ne manquent pas de distinguer la croyance personnelle de personnes adhérant à une religion, mais ils n'épargent en tout cas pas les vices dont la religion serait responsable (ici, l'Eglise en point de mire :D ):

Citation :
Nous savons qu’il est possible de différencier la religion, comme institution, et les croyances de chacun d’entre nous et nous savons que la croyance en tant que telle demeure dans l’incertitude. Comment pourrait-elle alors se draper dans une certitude définitive ? Nous ne pouvons plus entretenir d’illusion sur les errances de la religion dans l’histoire. Nous savons que l’Eglise a joué et joue encore le jeu du pouvoir. Nous savons qu’elle s’est fourvoyée dans l’obscurantisme, qu’elle est entrée souvent en collusion avec les puissances de l’argent, qu’elle a fait preuve d’un fanatisme criminel. Nous ne pouvons plus guère accepter un dogme et une morale qui ne fonctionnent plus dans notre monde actuel. Nous ne pouvons pas plus accepter la soumission à la transcendance d’un Dieu, vindicatif, capricieux, coléreux et vengeur. Nous ne pouvons admettre un destin de malheur imposé à toute existence, au nom du salut dans un arrière-monde. La mortification de l’ici-bas en vue de l’au-delà, l’asservissement de la personne, la haine de la vie et de la liberté choquent toute personne de bon sens. En tant qu’organisation, la religion est liée dans l’Histoire à l’Etat avec lequel elle partage le même caractère de tendre à l’encadrement excessif de l’individualité vivante. L’Histoire nous montre que, dans un cas comme dans l’autre, la puissance d’une idéologie maintient un état de passivité et de dépendance.

Mais attendez le meilleur est à venir, vous êtes prêts ?? :

Citation :
La critique de la religion a montré sans difficulté que le danger qu’elle comporte est de présenter l’ignorance comme confortable et d’incliner les hommes à la résignation. Le fatalisme se fonde sur des illusions, mais des illusions qui ont la peau dure. Et que la religion peut faire durer. Être libre, c’est être responsable et devoir s’assumer par soi-même et s’il est un reproche que l’on a souvent adressé à la religion, c’est bien de saper par avance l’autorité trouvée en soi-même. De faire douter de nos propre lumières en les opposant à la foi.

Ainsi les auteurs nous amènent à nous poser la question de Lenoir: puisque la religion nous montre un si frêle paysage, faut-il renoncer à toute quête de l'absolu ?

Citation :
Question donc, avec Frédéric Lenoir : « Faut-il abandonner l’idée de Dieu, renoncer à toute quête de l’absolu puisque les religions en donnent souvent un visage si cruellement humain ? Non. Car si la religion est culturelle et collective, la foi et la recherche de sens sont éminemment universelles et individuelles. Un mot permet de bien distinguer la religion communautaire de cette quête personnelle : la spiritualité. Croyant ou non, religieux ou non, nous sommes tous plus ou moins touchés par la spiritualité, dès lors que nous nous demandons si l’existence à un sens, s’il existe d’autres niveaux de réalité ou si nous sommes engagés dans un authentique travail sur nous-mêmes ».

je trouve par ailleurs intéressant que les auteurs arrivent à cette question, qui est celle de Lenoir et qui est soulignée en... rouge (lol) par moi-même...: en effet les religions ont un visage très humain. N'est-ce pas un point pour elle d'un côté ? Les auteurs pourtant semblent vouloir opposer culture/collectivité/communauté (religion) et universalité/individualité/personnalité (spiritualité)

bref pour l'instant passons...et continuons de voir la position des auteurs:

les auteurs toujours à travers Lenoir montrent la différence qui existe entre religion et spiritualité, et maintiennent cette séparation entre spiritualité = individualité (inconnu) et religion = collectivité (imposé):

Citation :
« La religion est le langage symbolique d’un groupe social, la quête spirituelle naît de la confrontation de chacun d’entre nous à l’énigme de l’existence. La religion dit à tous ce qu’il faut croire et ce qu’il faut faire, la spiritualité est un chemin où l’on s’engage seul, sans connaître le terme du voyage ». Religion et spiritualité peuvent très bien se croiser sans se rencontrer. Il existent des personnes allergiques à la religion et dont la trempe spirituelle est indéniable.

Les auteurs prétendent que la religion a fait horreur même parfois de la spiritualité lorsqu'elle ont tendance à diaboliser toute recherche spirituelle comme par exemple le yoga.

Quant aux post-modernistes, ils n'auraient rien compris eux qui mettraient la spiritualité dans le même bain que la religion:

Citation :
Ce que les sociologues ne semblent pas bien comprendre, c’est justement que le sérieux impliqué dans la spiritualité n’a rien à voir avec ce narcissisme conformiste de la société de consommation qu’ils qualifient de « postmoderne ». Il en est bien plutôt la subversion systématique. Pratiquer l’amalgame entre spiritualité et religion est donc une aberration. Comme de mettre dans le même sac, l’intégrisme, le fondamentalisme pur et dur, le repli sectaire, le littéralisme fanatique de certains groupes religieux et la spiritualité vivante, dans son cheminement dans l’inconnu. La plupart des religions organisées ne voient pas d’un bon œil la spiritualité. C’est pour elles une concurrence directe, une incursion sauvage sur leur territoire. Elles ont tendance systématiquement à diaboliser toute recherche spirituelle sortant de leur contexte. La méditation, le yoga, les médecines traditionnelles, la pratique du zen, etc. sont directement ou indirectement diabolisés par les religieux. Par exemple, l’Eglise a, au début, pris position contre les recherches sur les NDE (dossier) alors qu’elles semblaient apporter directement de l’eau à son moulin. Voyez le collectif La mort transfigurée et l’article du père François Brune.
force est de constater qu'en effet ces pratiques ne sont pas défendues par certains religieux fondamentalistes... loin de là. Quant aux NDE, je ne pourrais pas m'exprimer à ce sujet et je ne connais pas ce père Froiçois Brune Embarassed

Et les auteurs d'en rajouter une couche sur l'utlilisation grotesque du religieux dans nos sociétés tant occidentale qu'orientale:

Citation :
La pierre d’achoppement la plus difficile, c’est évidemment la prétention des plus grandes religions à incarner la seule voie d’accès possible vers le spirituel ; la prétention à incarner à elle seule la Vérité, tandis que tout autre chemin serait erreur ou hérésie. On a pu voir encore tout récemment des soldats américains en Irak déclarer que la seule voie d’accès à Dieu passait par Jésus Christ ! A quoi l’Islam rétorque que la guerre sainte doit continuer tant que le monde entier ne sera pas converti à la parole du Prophète ! L’occident s’est donné pour justification dans les colonisations, d’apporter aux mécréants, même au prix du sang, la « vraie religion ». Les croisés étaient absous par avance de leurs tueries par le Pape, qui leur promettait qu’ils iraient au ciel. Les fidèles d’Allah ont appris de leur religion que lorsqu’ils tuent un infidèle, ils l’envoient au paradis. S’ils sont des martyrs de la guerre sainte, c’est pour aller rejoindre Allah et s’asseoir parmi les justes.
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MessageSujet: Re: Résumé du texte "De la religion à la spiritualité"   Mar 24 Oct 2006 - 2:53

Et voilà qu'il aborde un fait que je dénonce moi aussi dans les fondamentalismes de certains:

Citation :
Nous vivons dans un monde dans lequel la seule appartenance religieuse suffit à vous identifier comme un ennemi. La religion semble raisonner dans une dualité : à tort/à raison, les torts sont pour le mécréant et le païen et la raison est pour le fidèle et le croyant. Jamais il ne semble venir à l’esprit du religieux qu’une part de ses croyances peut être erronée ou tout simplement non-fonctionnelle dans le monde actuel. Jamais il ne lui vient à l’esprit que l’Absolu, par définition peut accueillir toutes les voies. Que du point de vue de l’Absolu, aucune voie n’est supérieure à une autre. Que la notion même de supériorité est très humaine, trop humaine. Les religieux continuent d’entretenir une idée de Dieu qui est tellement à la ressemblance de l’homme (c’est l’homme qui a fait Dieu à son image) qu’elle fait injure à tout homme de bon sens et discrédite par avance la religion.

Selon moi en effet la religion dans ses côtés les plus obscurantistes est allée jusqu'à s'enfermer dans des facilitations de la pensée tels que décrits ci-dessus, où tout serait ou blanc ou noir. En resortant des paroles de la Bible certains les appliquent telles quelles et en resortent une supériorité qui me dérange... comme si alors ils se substituaient à Dieu lui-même et savaient ce qui est Bien, ce qui est Mal, quel est Le chemin vers Dieu et le seul chemin.

Heureusement à cet égard l'Eglise Catholique romaine s'est ouverte et a reconnu que plusieurs chemins menaient à Dieu et qu'il ne fallait pas forcément avoir reconnu l'Eglise Catholique pour être sauvé... mais déjà le fait de devoir reconnaître cela moi ça me fout les jetons pour dire les choses comme elles sont Embarassed

Toujours est-il que les auteurs continuent et se fendent (le mot est faible) du discours intra-religieux:

Citation :
Rien d’étonnant à ce compte à ce que dialogue intra-religieux soit à l’heure actuelle un dialogue de sourds. Aux U.S.A. Le seul fait de prier aux côtés des adeptes d’une autre religion est déjà passible de sanction de l’autorité religieuse! Alors comment imaginer un dialogue ? Comment pourrait-il y avoir une « convergence » réelle des religions ? A quoi se réduirait donc le « spirituel » en pareil cas ? Le plus petit dénominateur commun des religions ? Il doit être bien petit. Pour le croyant, reconnaître la possibilité d’une religion différente, c’est déjà remettre en cause la sienne. En bref, être religieux, c’est être intolérant. C’est n’admettre qu’une foi et qu’un salut. Celui de la religion de son élection. Et encore, pas vraiment religion de son « élection », mais avant tout religion de ses ancêtres. La conversion religieuse est interprétée par le croyant traditionaliste comme un retour, après bien des errances païennes, des brebis au bercail. Il ne peut pas y avoir de religion nouvelle. Il n’y a que de nouvelles sectes. La religion est forcément ancienne. Aussi vieille que la révélation. Ce qui est neuf est hérésie ou parole du démon ! La religion est celle du sol et de la nation, voire celle de l’Etat. La réprobation diffuse tombe sur celui qui prend refuge dans une religion « étrangère ».

En effet le discours interreligieux je m'en gausse aussi. Autant Jean-Paul 2 avait réellement servi sa cause autant le pape actuel ne fait rien pour le promouvoir, suffit de lire son discours de Ratisbonne... Quant à l'oecuménisme il est presque mis en question maintenant que le pape veut se réconcilier avec certains courants traditionnalistes fondamentalistes...

Et puis cette vérité aussi me semble devoir être proclamée:
Citation :
Dans notre monde actuel, l’étranger c’est surtout celui qui ne partage pas ma religion mais vit suivant les commandements d’une autre. Pour creuser l’altérité, les différences de langues comptent bien moins que les différences de religion.

En effet lorsque l'on entend le discours de certains qui condament ce qu'ils appellent l'hégémonie ilsamiste dans notre pays et font l'amalgame "ilsamisme = ilsam= musulman", cela est réellement un discours religieux discriminatoire (mais malheureusement très très répandu dans les milieux religieux... Embarassed ). Quant à ceux qui prédisent l'attaque de l'islam sur la chrétienté comme un signe de la fin des temps ? je n'en parle même pas. affraid Bref en effet le religieux doit semble-t-il toujours trouver un étranger païen à combattre... Pour se donner bonne conscience ? Parce que sinon il perdrait le roc de sa foi ?

Alors personnellement je préfère le perdre et, comme on n'a pas manqué de me le dire souvent, puisqu'alors je serais un "fade", "être vaumi de la bouche de Dieu"... confused

Après avoir montré qu'il "faudrait être ignorant ou de mauvaise foi pour tenter d'assimiler la spiritualité à la religion", les auteurs montrent qu'il faut au contraire plutôt tenter un rapprochement de la spiritualité à la philosophie, cela en proposant la situation du bouddhisme:

Citation :
La spiritualité a plus d’accointance avec la philosophie qu’elle n’en n’a avec la religion, parce qu’elle participe d’une libre pensée qui se sent bien trop à l’étroit dans le carcans des dogmes religieux. De tous les dogmes. C’est une des raisons pour lesquelles d’ailleurs il y a autant de controverses autour du statut du bouddhisme. Difficile pour un esprit élevé à l’occidentale d’y voir une religion. Comment admettre une religion sans dogmes et se passant de l’hypothèse de l’existence de Dieu ? Comment parler d’une religion, quand son fondateur est explicitement reconnu comme étant seulement un être humain ? Mieux vaut y voir une philosophie. Mais personne ne peut nier qu’il y a bien une profondeur spirituelle du bouddhisme.




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