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 Que pensez-vous de la politesse ?

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Le pti prince
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MessageSujet: Que pensez-vous de la politesse ?   Lun 30 Oct 2006 - 1:46

Citation :
Désir de politesse


Marre de l'incivilité! La politesse revient en force, même parmi les jeunes. Enquête sur une tendance.



Xavier Pellegrini
Samedi 28 octobre 2006

On pressent qu'elle revient. On souhaite en tout cas qu'elle revienne. En ce début de XXIe siècle, la politesse n'est plus perçue comme le code bourgeois suranné qu'ont dénoncé les enfants de Mai 68. Quand les ados exigent de leur camarade le «respect», il y a parfois dans leur bouche un peu de provocation macho. Mais aussi et le plus souvent une réelle demande d'égards et somme toute de politesse à laquelle chacun a droit, quelle que soit sa classe sociale, quels que soient son apparence physique ou son quotient intellectuel. C'est un devoir social. Et même une nécessité sociale: «Sans la politesse, écrivait l'essayiste Alphonse Karr au milieu du XIXe siècle, on ne se réunirait que pour se battre. Il faut donc ou vivre seul, ou être poli.»

Frédéric Rouvillois en est bien persuadé. Ce professeur de droit et passionné de l'histoire des idées est un accro à la politesse. Cela s'exprime notamment par son impressionnante collection de traités de savoir-vivre. Pour lui, pas de doute: «La politesse vient de loin, mais elle revient en force.» Retour des cours de savoir-vivre, articles de presse en veux-tu en voilà, tests, jeux, tout indique en tout cas un intérêt nouveau pour les «bonnes manières». Bien placé pour le savoir, Frédéric Rouvillois relève aussi un essor des manuels de politesse, après un fléchissement dès les années septante. Les politiques suivent le mouvement. Tony Blair s'était taillé un franc succès en 2003 avec sa campagne contre l'incivilité, visant à l'instauration d'une «culture du respect».
Les sondages repérés par Rouvillois sont également éloquents. Une enquête de grande ampleur réalisée en 1999 a révélé que 68% des Français accordaient une grande importance aux bonnes manières. Plus tard, en 2003, Figaro Madame publiait un score de 70% (contre 21% en 1981!) et montrait surtout que la politesse arrivait en deuxième position des valeurs que les parents souhaitaient transmettre à leurs enfants. Ceux-ci se laissent d'ailleurs aisément convaincre: selon une enquête Sofres de 2003, les comportements jugés les plus inadmissibles par les jeunes sont des atteintes à la politesse, notamment les insultes à un professeur (96%) et le manque de respect à ses parents (94%). Certains délits (consommation de drogues, tricherie aux examens, travail au noir) sont perçus comme bien moins graves.

Le sujet comporte des difficultés sémantiques: le mot «politesse» n'est pas seul à dire le fait. Une ribambelle d'autres mots contiennent en eux cette notion: civilité, savoir-vivre, respect, bonnes manières, courtoisie... Tous cependant renvoient à cette nécessité de réguler les rapports sociaux par un code pacificateur. Naturellement, ce code change de continent à continent, de pays à pays, de société à société. La litanie des «merci» - «service» dans les boulangeries helvétiques paraît grotesque à un visiteur méditerranéen. La globalisation n'a pas nivelé les manières. Par ailleurs, la politesse évolue dans le temps. Le baisemain par exemple (tout comme le fumoir) est une invention du XIXe siècle. Il y a des influences et des modes, généralement dictées par les cercles «branchés» de la capitale, qui se répandent ensuite dans les classes moins favorisées et en Province. Mais, comme le relève Frédéric Rouvillois, certaines règles, les plus fondamentales, se confondant avec la morale, «sont aussi universelles et immuables que celle-ci».

La politesse a tendance à rapprocher les classes sociales, comme le constate Balzac dans un article paru en 1830 : «Maintenant que nos mœurs tendent à tout niveler, maintenant que le commis à douze cents peut l'emporter sur un marquis par la grâce des manières [...], les nuances seules permettent aux gens comme il faut de se reconnaître au milieu de la foule.» Pourtant, la politesse est d'abord une valeur aristocratique puis bourgeoise. La Restauration a été un âge d'or des bonnes manières. Au contraire, la Révolution française l'a rejetée au nom de l'égalité et de la fraternité. Elle a même tenté d'interdire aux Français le vouvoiement et la coutume des vœux de Nouvel An (lire ci-dessous). Et il n'a pas échappé à Tocqueville que dans l'Amérique démocratique les mœurs sont plus frustes qu'en France et que le rejet du despotisme n'y est pas pour rien. Selon lui, «les hommes qui vivent dans les démocraties sont trop mobiles pour qu'un certain nombre d'entre eux parviennent à imposer un code de savoir-vivre».

Mais ce n'est pas si sûr. Sous la forme du respect, la politesse s'affirme bel et bien dans un univers qui ne donne pourtant pas des signes évidents de décadence démocratique. «Tout le monde a droit au respect, dit Adrien, 13 ans. Le respect c'est quand personne ne peut attaquer les autres en disant qu'il est au-dessus.» Il s'affirme ainsi ce que Frédéric Rouvillois appelle une «politesse du cœur» qui ne s'embarrasse pas de règles rigides et à la limite inadmissibles car inégalitaires.

A propos d'un centre échangiste, Michel Houellebecq écrit, dans Les Particules élémentaires, que c'est «le lieu adéquat d'une proposition humaniste visant à maximiser le plaisir de chacun sans créer de souffrance morale insoutenable chez personne». Et si c'était la meilleure définition de la nouvelle politesse, entre hédonisme et égards?
Source et complément d'info

bon personnellement je continue à croire que les combats acharnés pour le retour de la politesse entendue comme "courtoisie" et "bonnes manières" n'ont pas de réel sens aujourd'hui et qu'ils demeurent l'apanage de certaines personnes qui mènent des combats pour défendre des valeurs mais qui sont décalé(e)s de la réalité du terrain...

quant à cette dernière phrase voulant faire de la définition nouvelle de la politesse un mélange d'hédonisme et d'égards... euh... là le journaliste s'enfonce tout seul et mélange tout Embarassed

m'enfin il a peut-être raison, notre société prône finalement plutôt que le retour à la politesse le mélange de toutes sortes de moeurs et en fait un multi pack pour tenter de donner encore sens à quelque chose :bounce:

Et vous, que vous inspire ce retour aux bienfaits de la politesse ??

MERCI de répondre lol!

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Diakos
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MessageSujet: Re: Que pensez-vous de la politesse ?   Lun 30 Oct 2006 - 4:17

Moi je suis contre la politesse! C'est mieux qu'on s'insulte mutuellement. La politesse entrave la libertà dêxpression :face:

Edit: il n'y a qu'a voir Touf pour comprendre la pertinence de mes propos...
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