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 La question des crèches sur Genève déchaine les passions

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Le pti prince
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MessageSujet: La question des crèches sur Genève déchaine les passions   Mar 31 Oct 2006 - 22:21

Citation :
Les radicaux veulent des enfants moins coûteux

VIRGINIE POYETTON

Paru le Mardi 31 Octobre 2006



GENÈVE - Quarante mille francs par enfant et par an. C'est trop cher pour les radicaux genevois. Le parti de l'Entente dépose par conséquent une motion visant à économiser et réorganiser.


A quelques semaines des votations fédérales sur l'harmonisation des allocations familiales, le Parti radical genevois exprimait hier son ras-le-bol face à la mauvaise gestion de la petite enfance à Genève.
Les solutions du parti de l'Entente à ce problème récurrent? Elles sont essentiellement au nombre de trois. D'abord, il faut réduire les frais de fonctionnement à 20000 francs par enfant et par année (plutôt que les 40000 actuels). Ensuite, il est nécessaire de repenser un mode de financement plus contributif. Et finalement, le parti veut créer –à l'instar de ce qui existe déjà dans le canton de Vaud– une Fondation pour la petite enfance, sorte d'instance de coordination cantonale. Le Parti radical a donc déposé une motion au Grand Conseil sur le sujet.


Moins d'encadrement

Concrètement, le message est simple: il faut économiser. Selon Pierre Kunz, député radical, pour parvenir à un coût de fonctionnement de 20000 francs, il faut d'abord réduire le taux d'encadrement des bambins –à Lausanne il est de cinq enfants par éducateur, alors qu'à Genève ce chiffre n'est que de quatre. Avec davantage de collaboration entre les crèches, le personnel pourrait également travailler dans deux institutions et ces dernières économiseraient sur les charges sociales. Il serait finalement possible de construire en préfabriqué, plutôt que d'utiliser des matériaux coûteux comme c'est le cas aujourd'hui. Le parti ne veut pas de «crèches 24 carats». «Une crèche à sept millions comme celle de St-Jean, qui procède un peu du délire d'architectes, on commence à se poser quelques questions», remarque le président du parti, Pierre Maudet.
Cette motion remet-elle en cause la politique de la petite enfance menée par le conseiller administratif Manuel Tornare? Le candidat radical à l'Exécutif municipal soutient qu'il n'est pas contre le principe de la municipalisation des crèches. «Mais, nuance Pierre Maudet, il faut offrir une solution alternative à la municipalisation quand on voit que Manuel Tornare a de la peine à avancer sur le terrain.»
Par la voix de son délégué à la communication, le conseiller administratif socialiste a fait savoir hier qu'il ne souhaitait pas s'exprimer sur une proposition visiblement «électoraliste». «Le magistrat Manuel Tornare a présenté son projet devant le Parti radical. Moyennant quelques modifications, il a été approuvé. Le conseiller administratif espère que le Parti radical ne reviendra pas sur sa promesse.»


Crèche contre fiscalité


Mais le projet radical dépasse les quelques ajustements. Selon le parti genevois, le financement par les communes, l'Etat et les partenaires privés doit être complètement revu. Par exemple, la motion propose de suivre l'exemple vaudois, en prélevant une contribution de 0,08% sur les salaires. Un prélèvement payé par l'employeur qui permettrait de financer les crèches. Mais cela à condition que «les employeurs soient favorisés fiscalement», précise Pierre Kunz.
Autre option pour, cette fois, stimuler les communes à la construction de crèches: une péréquation entre communes et une participation cantonale gérée par la Fondation pour la petite enfance. «Le problème est structurel. Les communes de résidence ont le sentiment de devoir payer pour les communes avec une plus grande activité économique», observe M. Kunz.
Finalement, les radicaux voient dans la fondation une aide pour conseiller les communes qui souhaiteraient déposer un dossier de financement auprès de la Confédération. Aujourd'hui, les procédures sont tellement complexes qu'elles découragent les plus valeureux.

Le Courrier

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Dernière édition par le Sam 4 Nov 2006 - 16:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La question des crèches sur Genève déchaine les passions   Sam 4 Nov 2006 - 16:26

Citation :
A son tour, le PDC prêche pour des crèches moins coûteuses

VIRGINIE POYETTON

Paru le Vendredi 03 Novembre 2006



GENÈVE - C'est le dernier parti de l'Entente à rejoindre le choeur des insatisfaits des crèches genevoises. Hier, le Parti démocrate-chrétien s'attaquait au coût de l'encadrement et de la construction.

La semaine passée, c'étaient les libéraux. Lundi, le Parti radical. Hier, ce sont les démocrates-chrétiens genevois qui présentaient leurs recettes miracles pour réduire le coût des crèches. Le parti a déposé deux motions et un projet de loi pour «assouplir les règles» existantes.
Tout d'abord, en terme de construction. «La profusion et la redondance de règles sont inutiles et dénotent d'un formalisme exacerbé. Il paraît aujourd'hui urgent d'assouplir les normes relatives à la sécurité des bâtiments de la petite enfance», note la motion. La révision des critères architecturaux permettrait, selon le parti, de pousser les communes ou les entreprises à construire davantage de crèches.
Ensuite, il y a les normes d'encadrement. Egalement jugées trop rigides, elles font l'objet d'une seconde motion. «Il devient difficile de travailler avec des enfants sans être bardé de diplômes, remarque le conseiller national Luc Barthassat. Mais, excusez-moi l'expression, il n'est pas nécessaire d'être ingénieur pour torcher un enfant.» Solutions: revoir les normes d'encadrement à la baisse et introduire des bénévoles (parents, préretraités, jeunes chômeurs, etc.) pour aider le personnel qualifié. Ainsi, chaque établissement serait constitué à 50% d'éducateurs reconnus et, pour le reste, d'auxiliaires.
Les diplômés genevois seraient-ils donc trop qualifiés, ce qui justifierait l'engagement de bénévoles? «Non, nous sommes tous d'accord qu'il faut de la qualité dans l'encadrement des enfants, répond la députée Anne-Marie von Arx-Vernon, semblant contredire son collègue de parti. Mais nous manquons de personnel formé.»


Tous désunis

Un projet de loi concernant les familles d'accueil complète les deux motions. Il prévoit de donner plus d'indépendance aux familles d'accueil pour s'occuper d'enfants hors des heures classiques, par exemple la nuit et le week-end. Il propose également que la famille soit rémunérée à travers le chèque-service. «Une rémunération au cas par cas, en fonction du nombre d'enfants et de la durée», complète l'exposé des motifs du projet de loi.
Face à un ensemble de préoccupations qui semblent, somme toute, très similaires d'un parti de l'Entente à un autre, pourquoi une telle division? «Nous ne sommes pas d'accord sur la municipalisation des crèches, répond du tac au tac le chef de groupe PDC Guy Mettan. Nous avons affaire à une concurrence interpartis à l'orée d'une année électorale. C'est légitime.»I

Le Courrier

je suis d'accord avec le fait que trop de règles finit par enfermer plutôt qu'à protéger... et semble-t-il il y a réellement un excès de règles...

en ce qui concerne le fait de faire un mix entre diplômé et non diplômés, pourquoi pas... mais cela après pose d'autres questions...

vous en pensez quoi vous de ces questions autour des crèches genevoises ??

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MessageSujet: Re: La question des crèches sur Genève déchaine les passions   Ven 10 Nov 2006 - 2:06

Ah, enfin les syndicats et autres féministes réagissent à ce projet de loi des radicaux taxés de "conservateurs ayant une vision passéiste de la femme" :D (j'aime :twisted: )

paff... dans le mille Cool

sans compter le tollé de la phrase, d'ailleurs citée ci-dessus dans un article, émise par le conseiller national PDC, Luc Barthassat: «il n'est pas nécessaire d'être bardé de diplômes pour torcher un enfant»
Vraiment certains politiciens radicaux se coulent tout seuls :o

(mais il sort d'où pour nous tirer des phrases pareilles ? je suis pour faire un référendum pour que les politicens réflechissent avant d'ouvrir leur grande G* ! qui récolte des signatures avec moi ??)

(bah quant à moi ça me fait plaisir de me retrouver dans le même combat que les féministes drunken )

enfin lisez plutôt l'article du Courrier affraid

Citation :
«L'Entente bourgeoise a une vision passéiste des femmes»

PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE CHEVALIER

Paru le Jeudi 09 Novembre 2006



. PETITE ENFANCE - Les syndicats refusent la création d'un statut «au rabais» pour les employées municipales et fustigent les initiatives de l'Entente.

Le Conseil administratif veut soumettre le personnel de la petite enfance au statut des employés de la Ville de Genève. Toutefois, pour limiter les coûts, l'exécutif propose de ne pas accorder au personnel concerné tous les avantages, mais de leur appliquer une variante «analogue». Entre les éducatrices, cuisiniers, jardiniers et le personnel administratif, un millier de personnes sont directement concernées.
Pour Valérie Buchs, spécialiste du dossier au syndicat SIT, cette proposition, tout comme les récentes «offensives de l'Entente contre les familles d'accueil», au niveau cantonal, sont symptomatiques d'une «vision passéiste à l'égard des femmes qui travaillent à l'éducation des enfants». Interview.


Le conseiller administratif Manuel Tornare assure que le personnel de la petite enfance est déjà quasiment au niveau de la fonction publique municipale. Leur nouveau statut ne serait donc pas une solution au rabais.
Valérie Buchs: C'est faux, archi-faux! Dans la variante préconisée par le Conseil administratif, la progression des salaires, en particulier, est deux fois plus lente que pour les employés de la Ville. On créerait ainsi une exception pour une catégorie de salariés. Qui plus est dans un domaine où il y a 90% de femmes. Donc en violation de la loi sur l'égalité dont on fête les dix ans cette année...


La solution du Conseil administratif occasionnerait un surcoût annuel de 1,4 million de franc (dès la quatrième année), contre 6,9 millions en étendant le statut sans restriction. Un argument de poids?

Question de proportion. Avec un budget municipal dépassant un milliard, cette dépense représenterait... (elle vérifie précisément sur sa calculette) 0,1% la première année, 0,7% au bout de quatre ans. Est-ce vraiment trop cher payé pour l'égalité homme-femme?


Au niveau cantonal, le Parti libéral s'oppose à la création prévue par la loi d'un contrat type pour les familles d'accueil (mamans de jour, ndlr). Qu'en pensez-vous?

C'est grave. Le contrat type doit leur accorder des conditions de travail décentes. Actuellement, les familles d'accueil reçoivent entre quatre et cinq francs de l'heure, sans droit aux vacances, sans sécurité sociale. Résultat, le nombre de mamans de jour stagne. La droite essaye de faire passer la pilule en dévalorisant le travail de ces femmes, le qualifiant d'activité accessoire. Alors qu'elles ont besoin de ce revenu pour vivre. Ceux qui font ce type de proposition témoignent de leur méconnaissance et de leur mépris à l'égard des familles d'accueil. C'est surtout une gesticulation pré-électorale servant à masquer la responsabilité de l'Entente vis-à-vis de la pénurie de places.


Comment cela?

Il ne faut pas oublier que la droite est majoritaire dans les communes et au Grand Conseil. C'est elle qui bloque systématiquement les crédits destinés à la petite enfance. C'est elle qui a lancé un référendum contre la crèche de Satigny, c'est elle qui a réduit la subvention cantonale à 2 millions de francs au lieu des 10 à 12 proposés au départ.


Les motions et projets de loi lancés par les radicaux, puis les démocrates-chrétiens seraient aussi des opérations de camouflage?

Assurément. La droite veut montrer qu'elle «fait quelque chose» et éviter ainsi de devoir rendre des comptes à ses électeurs. En même temps, toutes ces offensives relèvent d'une même vision conservatrice et d'un manque de reconnaissance des professionnelles de la petite enfance. Je peux vous dire que la petite phrase (du conseiller national PDC, Luc Barthassat), selon laquelle «il n'est pas nécessaire d'être bardé de diplômes pour torcher un enfant», a fait un tollé! Non seulement parmi le personnel de la petite enfance, mais généralement dans les milieux qui travaillent à la reconnaissance des femmes.


Il y a tout de même un dénominateur commun entre toutes les propositions, fussent-elles désordonnées, de la droite: réaliser des économies.

Est-ce encore aux femmes d'en subir les conséquences? La droite doit admettre que le développement de places d'accueil, de qualité, répond à un besoin urgent de la société. Des entreprises comme les SIG ou Serono l'ont compris qui ont créé des crèches d'entreprises en partenariat avec les communes, s'assurant ainsi de conserver le personnel féminin qu'elles ont formé. Ce qui coûte, ce ne sont pas les crèches, mais l'absence de crèches.

il semble pour ma part que les radicaux tentent de montrer qu'ils pensent par des projet de lois... mais leur projet ne prouve qu'une chose:

s'ils pensent encore, c'est bien à leur compte en banque avant tout :rendeer:

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MessageSujet: Re: La question des crèches sur Genève déchaine les passions   Ven 10 Nov 2006 - 16:37

C'est bien, tu auto-entretien ton topic....
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