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 Comment enseigner le fait religieux ?

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Le pti prince
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MessageSujet: Comment enseigner le fait religieux ?   Lun 6 Nov 2006 - 15:43

Qu'en pensez-vous ? faut-il dans la Genève laïque faire place à l'enseignement des faits religieux ? est-ce que pour vous aussi l'enseignement du fait religieux à l'école pourra combattre "un analphabétisme religieux" ? Faut-il inclure dans les matières (déjà nombreuses) de l'écolier une nouvelle branche intitulée par exemple "Histoire des religions" ? Ou l'histoire des religions est suffisemment présentée à travers les autres matières, indirectement ? Mais les enseignants sont-ils suffisemment formés pour pouvoir répondre à toutes ces questions ?


Le texte ci-dessous du Courrier nous apprend que le 22 septembre, suivant l'avis du Conseil d'Etat, les députés refusaient d'introduire un cours dédié à l'Histoire des Religions dès le Cycle d'orientation. Mais le Conseil d'Etat rappelait que le fait religieux est déjà étudié dans les écoles via diverses disciplines: il a donc proposé de renforcer l'enseignement actuel. Les députés l'ont plébiscité.

Et vous qu'en pensez-vous ??


Citation :
En enseignant le fait religieux, l'école plaide pour la tolérance


RACHAD ARMANIOS

Paru le Samedi 04 Novembre 2006



GENÈVE - L'enseignement du fait religieux à l'école sera renforcé. Pour combattre un analphabétisme religieux, source potentielle de conflits. Comment les religions sont-elles aujourd'hui abordées?

«La nouvelle a été relatée de manière confuse par la presse. Résultat: des spécialistes nous ont envoyé leur CV, pensant que nous allions créer des cours d'histoire des religions», raconte Claude Goldschmid, secrétaire adjoint au Département de l'instruction publique de Genève. Le 22 septembre, suivant l'avis du Conseil d'Etat, les députés refusaient d'introduire un cours dédié à cette discipline dès le Cycle d'orientation[1], comme le demandait une motion écologiste déposée il y a dix ans. Son but? Combattre l'«analphabétisme religieux» des jeunes, une manière de leur enseigner la tolérance. Mais le Conseil d'Etat rappelait que le fait religieux est déjà étudié dans les écoles via diverses disciplines, il a donc proposé de renforcer l'enseignement actuel. Les députés l'ont plébiscité.
Si l'étude du fait religieux s'inscrit dans le cadre d'autres branches, c'est pour mieux l'intégrer dans un contexte historique, géographique, artistique... et donc permettre à l'élève de mieux l'appréhender, argue Claude Goldschmid. De plus, en étudiant des «faits religieux» –la Réforme, une peinture religieuse, une guerre confessionnelle, etc.–, et non les religions, «on reste dans le cadre de la laïcité et de la neutralité confessionnelle».


Catéchistes, non merci

Mis à part Fribourg, les cantons romands sont tenus de dispenser, à l'école publique, un enseignement religieusement neutre. A fortiori dans la Genève laïque. Pas question donc d'inviter des catéchistes dans les écoles, comme le demandaient des députés UDC. «C'est bien un panel de religions que nous voulons aborder. C'est important, surtout à Genève, canton multiconfessionnel», réagit Claude Goldschmid.
En primaire, les maîtres sont invités à parler du religieux lors de fêtes comme Noël ou le ramadan, à l'occasion d'un décès... Au Cycle d'orientation, c'est surtout en histoire et en géographie que le sujet est abordé: via les grandes civilisations, les conflits contemporains, etc. «On ne peut exclure que, dans le cadre de l'étude des grands textes littéraires, en français, les élèves ouvrent une bible ou un coran», commente Claude Goldschmid.
Pascal Rouget est professeur d'histoire et d'éducation citoyenne au Cycle d'orientation du Foron. «Dans la première discipline, je demande aux élèves de faire des recherches. Combien y a-t-il de croyants de telle religion? Quels sont leurs lieux de pèlerinage?... Je précise des notions de vocabulaire, ce qu'est un moine, une mosquée... En histoire, je me focalise évidemment sur les événements historiques, puis je complète avec des éléments plus strictement religieux.»


«Des tensions peuvent surgir»

En 8e, les cinq piliers de l'islam sont explicitement au programme. Pascal Rouget en profite pour différencier l'islam de l'islamisme. «Souvent, un débat s'instaure à partir d'incompréhensions, explique-t-il. Des tensions peuvent surgir. Je laisse parler, pour que les éléments problématiques sortent, puis, très vite, je rectifie.» Après les propos du pape sur l'islam qui ont fait polémique, le professeur se souvient qu'un élève lui avait demandé si les Arabes étaient tous violents... «Il y a des préjugés, des méconnaissances. S'ils ne sont pas combattus, cela peut causer des problèmes», commente-t-il.
«Mon objectif était d'apprendre aux élèves la tolérance», souligne Sylvia Leuenberger. Même si elle n'a pas obtenu un cours spécifique, la députée écologiste, l'un des auteurs de la motion, est satisfaite.
Pourtant, la crainte de débattre de questions potentiellement explosives peut refroidir certains profs. «Le vote du Grand Conseil les y encourage, tranche Claude Goldschmid. Ils doivent d'ailleurs au quotidien conduire un débat, désamorcer des conflits et promouvoir le respect, cela fait partie de leur difficile mission.»


Du respect

Quand la foi est en jeu, Pascal Rouget présente les choses de façon neutre, demande au préalable le plus grand respect des opinions, et y veille. «En évoquant le darwinisme, le débat peut être très vif, car certains élèves peinent à se représenter autre chose qu'un univers créé par leur Dieu.»
Autre frein pour les enseignants, peut-être: un manque de connaissances face à des sujets complexes? «Munis d'une licence universitaire, ils ont certainement abordé dans leur cursus les faits religieux, répond Claude Goldschmid. Surtout, ils sont capables d'actualiser leurs connaissances. Ceci dit, ils ne seront pas laissés seuls. Des formations continues ont déjà été mises sur pied, et l'effort se poursuivra.»
De façon complémentaire, Pascal Rouget aurait néanmoins souhaité qu'un enseignement plus ciblé, donné par un spécialiste, soit dispensé aux élèves. «Mais leur grille horaire ne peut être indéfiniment allongée», nuance-t-il. Du coup, pour donner la place nécessaire au fait religieux, «il faudra peut-être redéfinir les priorités à l'intérieur des disciplines», prévient Claude Goldschmid.I

Note : [1]Notre édition du 23 septembre.


article
«Remanier les programmes scolaires demandera du temps»


RACHAD ARMANIOS

L'école a pour mission de renforcer l'enseignement transversal du fait religieux. Pour cela, «il s'agit de recenser ce qui se fait déjà en primaire, au Cycle et au postobligatoire, de façon à coordonner les efforts et d'évaluer si l'ensemble des faits religieux importants sont étudiés», explique Claude Goldschmid. Mais remanier les programmes scolaires prendra du temps. Car l'école est un véritable chantier. Après le tsunami de l'ARLE, des tempêtes à répétions l'attendent: refonte de la formation des enseignants, une initiative sur le primaire, deux sur le Cycle, l'harmonisation fédérale de la scolarité obligatoire... L'enseignement renforcé des faits religieux devra donc s'intégrer dans ces changements. Ceux qui y aspirent depuis dix ans devront encore patienter quelques années, puis attendre que les mesures fassent leur effet: «Dans dix ans, les élèves et leurs maîtres auront une meilleure connaissance des religions», pronostique la députée Sylvia Leuenberger. RA

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Diakos
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MessageSujet: Re: Comment enseigner le fait religieux ?   Lun 6 Nov 2006 - 16:02

Faudrait d'abbord que les profs osent parler ou célébrer les fêtes officiels de Noël ou Pâques. Je pense particulièrement en primaire où il est délicat de faire des bricolages de Nöel sans se faire ramasser par des parents pas comptant...
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Le pti prince
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MessageSujet: Re: Comment enseigner le fait religieux ?   Lun 6 Nov 2006 - 16:34

Diakos a écrit:
Faudrait d'abbord que les profs osent parler ou célébrer les fêtes officiels de Noël ou Pâques. Je pense particulièrement en primaire où il est délicat de faire des bricolages de Nöel sans se faire ramasser par des parents pas comptant...

ouaip Cool d'ailleurs je pige pas quand ils écrivent:


Citation :
En primaire, les maîtres sont invités à parler du religieux lors de fêtes comme Noël ou le ramadan, à l'occasion d'un décès...

:pale: affraid

ça veut dire qu'on peut parler de ces choses uniquement si quelqu'un meurt :silent: ???

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