Site de discussions et de rencontres
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Jean Romain, porte parole de l'Arle

Aller en bas 
AuteurMessage
Le pti prince
1er collaborateur
1er collaborateur
avatar

Nombre de messages : 507
Age : 36
Localisation : Les verts pâturages
Loisirs, passions : Créer des liens
Date d'inscription : 19/10/2006

MessageSujet: Jean Romain, porte parole de l'Arle   Ven 17 Nov 2006 - 17:59

Voilà un topic qui vise à mieux connaître un personnage qui semble-t-il fait partie désormais des meubles du canton de Genève et sur lequel il faudra sacrément compter dans le monde de la pédagogie genevoise...

Mais qui est donc Jean Romain ??

Citation :
Jean Romain

Né en 1952 à Sion, Jean Romain, 53 ans, passe sa maturité au Collège de Saint-Maurice. Il fait ensuite des études dans les universités de Lausanne, Fribourg et Genève. Il enseigne la philosophie au Collège Rousseau à Genève depuis 28 ans. Depuis plusieurs années, Jean Romain est de tous les débats qui touchent à l'école. L'intellectuel, pétri de références classiques, se délecte de répéter que l'école traverse une crise profonde, «malade de ses réformes». Le professeur met son éloquence au service d'une critique radicale de la modernité. Volontiers tranchant, il tance les tenants de la nouvelle économie, qui se sont alliés aux cerbères de la sous-culture pour condamner les enfants à la réforme perpétuelle. Lui «croit encore à l'école», ses rivaux auraient abdiqué... Romancier, publiciste, Jean Romain est aussi un auteur prolixe. Les entretiens qu'il a menés avec Pascal Couchepin ont aussi donné à un ouvrage stimulant.

Ce topic vise à mieux connaître et tenter de comprendre la politique de l'école qui se cache derrière les réactions d'Arle, dont Jean Romain est devenu petit à petit le porte parole le plus passionné, qui se veut une condamnation des constantes réformes entreprises dans l'école ces dernières années.

voici comment Arle se définit:

Citation :
Association "Refaire L'École"

Cette association regroupe des enseignants des trois ordres de l'école publique genevoise (enfantines et primaire, cycle d'orientation et post-obligatoire) ainsi que des parents, grand-parents et futurs parents qui veulent lutter pour une meilleure école.

pour plus d'infos consulter leur site internet

Mais pour revenir à Jean Romain, quelle méthode propose-t-il pour "refaire l'école" ? voilà la question... Rolling Eyes

...dont nous essayerons par ce topic de clarifier.

_________________
Si tout le monde vivait et consommait comme un Suisse, il faudrait 3 planètes supplémentaires pour satisfaire les besoins de chacun.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lepetiprince.skyblog.com/
Le pti prince
1er collaborateur
1er collaborateur
avatar

Nombre de messages : 507
Age : 36
Localisation : Les verts pâturages
Loisirs, passions : Créer des liens
Date d'inscription : 19/10/2006

MessageSujet: Re: Jean Romain, porte parole de l'Arle   Ven 17 Nov 2006 - 18:02

pour commencer un interview du Temps où nous apprendrons les positions différentes sur l'école entre Charles Beer, chef de l'instruction publique du canton de Genève et Jean Romain:


Citation :
Les notes, un remède pour l'école?

Le Conseiller d´Etat socialiste Charles Beer a débattu hier avec le philosophe Jean Romain au sujet du retour des notes à l´école primaire. Photo: Keystone

• Le débat sur le retour des notes à l'école primaire est plus violent à Genève qu'ailleurs en Suisse.
• Le consensus sur les missions de l'école est brisé et les Genevois sont appelés à arbitrer la bataille.
• Le chef de l'Instruction publique Charles Beer croise le fer avec le professeur et philosophe Jean Romain.


Propos recueillis par Cynthia Gani et Sandra Moro
Mardi 12 septembre 2006

Un peu partout en Suisse, l'école se cherche. L'évolution de la société et de la jeunesse a poussé à la rénovation de l'instruction publique, si bien que l'école est devenue un champ d'expérimentations en même temps que le réceptacle de toutes les attentes et tous les fantasmes. A Genève plus que partout ailleurs, cette mue est controversée. Le débat y a pris une tournure violente. L'enjeu scolaire polarise la vie politique. La bataille, la «guerre civile» disent certains, culmine avec la votation du 24 septembre. Les Genevois se prononceront sur le rôle des notes et la validation de la réussite ou de l'échec des élèves dans l'école primaire.

Dénonçant «l'idéologie de la rénovation pédagogique», l'Association refaire l'école (Arle) prône une école «qui instruise avant d'éduquer». Elle a fait aboutir l'initiative populaire «Pour le maintien des notes à l'école primaire». Ce texte postule que les réformes de ces dix dernières années ont échoué. L'école ne réussirait plus à transmettre les connaissances de base. Le remède? Le retour des notes, l'évaluation certificative, la promotion ou le redoublement à la fin de chaque année.

A l'invitation du Temps, le chef de l'Instruction publique genevoise, Charles Beer, a accepté de croiser le fer avec le professeur et philosophe Jean Romain, porte-parole de l'Arle. Ce duel frontal est le premier entre les deux plus importants protagonistes de la campagne.

Le conseiller d'Etat socialiste oppose à Jean Romain sa conviction profonde que l'école traditionnelle prônée par l'Arle ne répond pas aux besoins de Genève et ne permet pas d'atteindre un but à ses yeux prioritaire: l'école doit absolument garantir l'égalité des chances.

Entre les deux hommes, le débat est intense et vif. Ce sont deux visions antagonistes de l'école et de ses missions qui s'entrechoquent.

Le Temps: Avec son initiative, l'Association refaire l'école (Arle) veut-elle revenir à l'école de grand-papa?

Jean Romain: Nous ne voulons pas l'école de grand-papa, qui mettait le prof au centre de tout: il incarnait l'autorité, au même titre que le curé ou le notaire. Mais l'école d'aujourd'hui pose aussi des problèmes. Sa réforme découle des résurgences de 1968. On prétend mettre l'enfant au centre: c'est lui qui devient le petit dieu. Son rythme, ses manières de faire et sa construction du savoir – ce grand mot – constituent les priorités absolues. Aujourd'hui, il faut s'efforcer de trouver ce qui fonctionne le moins mal. Nous, nous aimerions mettre le savoir au centre. Un savoir que nous devons transmettre pas à pas. Et qui doit être évalué. Peut-être y a-t-il plusieurs manières de le faire. Il y en a en tout cas une qui est très performante: ce sont les notes certificatives, qui disent à quelle distance l'élève se situe par rapport à l'enseignement qui a été transmis.

Charles Beer: Je constate que la génération de 68 a des problèmes avec elle-même. Personnellement, j'avais 7 ans à cette époque-là. Monsieur Romain a raison sur un point: le lyrisme ancré dans des mouvements libertaires de la fin des années 60 est venu déséquilibrer la rénovation. Je regrette pour ma part que l'Arle y réponde par la polémique et un effet lyrique réactionnaire identique quarante ans plus tard. Nous avons vécu des années avec la note automatique que l'on ne demandait pas de justifier. Aujourd'hui nous sommes entrés dans une autre ère, où l'évaluation doit être comprise à la fois des parents et des enfants. Or, une moyenne ne signifie rien pour des élèves de troisième primaire, qui n'ont pas appris ce qu'étaient des divisions.

– Le soutien populaire apporté au texte de l'Arle montre que les notes et les degrés sont mieux compris. La clarté du code ne prime-t-elle pas sur les avantages pédagogiques de la réforme?

C. B.: C'est le 24 septembre que nous saurons ce que préfère la population. Il est certain que les 28000 signatures de l'initiative, un record, doivent être prises en compte. Cependant, il faut rappeler le contexte dans lequel l'initiative a été signée: pour beaucoup, la note en tant que telle est un bon élément. La question des moyennes ne figure même pas dans le texte de l'initiative. Il y a eu ensuite tous les excès du mouvement idéologique lancé autour de cette initiative et auquel la population n'a pas encore témoigné son appui. M. Romain, quand vous distribuez des documents qui imitent le livret scolaire en disant «mauvais carnet au livret scolaire», post-réformite, médiocritas, vous cédez à la polémique stérile.

J. R.: Notre initiative demande des évaluations certificatives et des moyennes, ce n'est pas une question de polémique, c'est l'expression du bon sens. Tout d'abord, on ne va pas à l'école pour avoir des notes. Elles ne sont pas essentielles. Autrement dit, elles ne font pas partie de l'essence de l'école. Mais par leur cumul, elles instaurent une dynamique du progrès, du «je veux faire mieux». C'est un message important pour les élèves. Notre rôle, c'est de les «élever» au sens étymologique du mot. Les notes ne sont qu'une aide claire, efficace pour les écoliers et les familles, qui elles, savent parfaitement lire les moyennes.

C. B.: Pour ma part, j'ai aussi choisi, par conviction, de réintroduire les notes dans toutes les disciplines. Je me rappelle qu'elles avaient entièrement disparu dans les écoles en rénovation. Elles constituent la traduction chiffrée d'une appréciation. Il semble que ce ne sont pas celles que M. Romain attendait, mais nous les avons rétablies, de même que les trimestres.

J. R.: Vous avez bien réintroduit des évaluations chiffrées, mais d'abord, elles n'interviennent qu'une fois par trimestre, et pas sur chaque épreuve. Ensuite, elles évaluent la progression de l'élève, et non pas son niveau de connaissance. Nous sommes d'accord sur le fait que le progrès doit être assorti de remarques et d'encouragements, comme cela s'est toujours fait. Or, je constate que dans le nouveau livret scolaire que vous avez introduit à la va-vite à la rentrée 2005, il y a beaucoup moins de place que dans l'ancien pour les remarques. Il est assez incongru de venir nous dire ensuite que c'est nous qui négligeons les appréciations.

– Jean Romain, en réclamant le retour des notes certificatives, militez-vous pour une école plus sélective?

J. R.: Non. C'est parce que nous ne voulons pas d'exclusion que nous souhaitons donner la possibilité aux élèves qui n'auraient pas acquis certaines connaissances de rester dans le giron de l'école. La vraie exclusion, c'est celle de jeunes qui, sortis de l'école, n'ont pas les connaissances suffisantes pour trouver un apprentissage ni appréhender le monde en citoyens libres. L'approche la plus sélective n'est-elle pas celle qui consiste à les promouvoir mécaniquement sous prétexte qu'on ne veut surtout pas les choquer en les faisant redoubler? Ils se retrouvent dans des classes où ils sont perdus, et accumulent des retards qu'ils n'arriveront jamais à combler.

C. B.: Bien entendu, et c'est justement l'intérêt des cycles d'apprentissage qui permettent un redoublement qualitatif, avec des objectifs très précis et un suivi particulier des enfants, puisque l'élève ne répète pas de façon rigide le programme de l'année précédente. Il y a donc une nuance avec le redoublement, mais ce ne sont pas des notions totalement différentes.

Nous sommes en revanche opposés sur la question des moyennes et le fait que l'on se réfère à des calculs pour savoir si un enfant est automatiquement promu ou amené à redoubler. Cette manière de procéder a mis en danger bien des enfants au niveau de leur réussite scolaire, mais aussi sur le plan de l'image qu'ils avaient d'eux-mêmes.

Quand on dit qu'aujourd'hui le niveau baisse et que l'on construit toute une rhétorique sur ce point, on ne tient pas compte du fait qu'en 1980, par la politique de la sanction des notes et du redoublement, 60% des jeunes de 19ans terminaient avec une formation post-obligatoire complète. Aujourd'hui, on en est à 80%. En 1980, le niveau d'un élève qui réussissait n'était pas inférieur à celui des jeunes d'aujourd'hui. La différence, c'est qu'il y a de nos jours un plus large partage du savoir qui découle de la démocratisation des études.

J. R.: Si aujourd'hui le fleuve s'est élargi, c'est aussi parce que son niveau moyen s'est abaissé. Procédant de la sorte, on a progressivement dévalorisé l'apprentissage. On lit moins bien, en moyenne, que dans les années 80. Le bon élève, je vous l'accorde, quel que soit le système, s'en tire bien. Mais nous sommes animés par la volonté d'offrir une école publique qui puisse donner à chacun la possibilité de maîtriser les savoirs fondamentaux: lire, compter et écrire. Quant à l'argument qui consiste à dire que l'image de l'élève est brouillée parce qu'il double, c'est faux! Des études montrent que certains doublages permettent au contraire de remettre le pied à l'étrier. Et je crois que personne ne s'en est jamais tenu strictement à la moyenne pour décider d'un redoublement.

C. B.: A quoi servent les moyennes dans ce cas?

J. R.: La moyenne valorise l'effort fourni dans la durée. Pour la promotion, elle est indicative, Monsieur Beer. Je crois savoir que toute école organise des conseils de classe.

C. B.: C'est justement un des acquis de la rénovation que d'avoir instauré de véritables conseils d'école au niveau primaire. Avant, chaque maître décidait de toutes les notes et de toutes les moyennes, sans en référer à quiconque.

– Charles Beer, avait-t-on les moyens d'appliquer la rénovation?

C. B.: Les réformes instaurées à l'école ces quinze dernières années, auxquelles j'adhère sur le principe même si je ne les ai pas initiées, faisaient déjà les frais d'une situation financière difficile, puisque les budgets de l'Etat affichaient dès le début des années 90 une forte tendance au déficit chronique.

Durant cette période, Genève a changé: la population a augmenté de 16%. Les effectifs en primaire et au Cycle d'orientation ont crû de 25%. C'est considérable. Les frontières ont disparu, l'agglomération s'est créée. Nous sommes aujourd'hui confrontés aux difficultés d'une vaste zone urbaine, qui a du mal à gérer certains aspects de son développement, surtout au niveau économique et social, avec la montée des inégalités. Cela se répercute aujourd'hui sur la mission scolaire. Le travail des enseignants est devenu plus complexe. On leur demande désormais d'éduquer les enfants dès l'âge de 4 ans, parce que, dans certaines situations difficiles, les parents n'y parviennent plus.

J. R.: Il est vrai que les choses ont changé et que le grand débat entre éduquer et instruire se pose. C'est précisément parce que tout est plus compliqué qu'on ne peut pas continuer à appliquer la rénovation. On ne pourra pas compenser toutes les inégalités. Le rôle de l'école n'est pas principalement de lutter contre l'exclusion. Son essence est double: elle doit libérer et instruire. Ce n'est que dans un second temps qu'il faut s'occuper de ceux qui ont des difficultés. Quoi qu'en disent les tenants de la rénovation, il ne faut surtout pas mettre en place un système centré sur l'exclusion.

– Quelle que soit l'issue du scrutin, parviendrez-vous à agir ensemble pour réaliser un objectif commun: relever le niveau de l'école primaire?

C. B.: Dès le 25 septembre et dans l'intérêt général, il faudra retrouver un débat public constructif. D'autant qu'il y aura d'autres questions à régler: deux initiatives sur le cycle d'orientation ont été déposées, et un projet de loi libéral réclame la maturité en trois ans. On ne va pas s'en sortir avec une logique de guerre des tranchées. Pour permettre aux parents et aux enfants de retrouver confiance dans le système, il faut que les esprits s'apaisent. Les adversaires ne peuvent pas se retrouver régulièrement pour se traiter de tous les noms sur la place publique. Il faut montrer que nous sommes des adultes en démocratie. Genève a perdu son consensus et c'est surtout de cela que nous souffrons en matière scolaire.

Par ailleurs, il faut moderniser une structure pratiquement inchangée depuis la fin du XIXe siècle. De plus, on a besoin de revoir les semaines des enfants, notamment en proposant les cours le mercredi matin. Il faut plus d'heures d'école, davantage de temps consacré à l'enseignement du français et des mathématiques. Ce n'est pas tout: l'école obligatoire doit démarrer à 4 ans, comme le prévoit l'harmonisation fédérale et il faut instaurer l'horaire continu. C'est à ce niveau que doivent intervenir les changements, et pas sur le plan des méthodes d'enseignement ou du système d'évaluation. Pour y arriver, nous aurons besoin de partenaires.

J. R.: On va se battre jusqu'au bout, mais le 24 au soir, quelle que soit l'issue du vote, le résultat sera juste parce que démocratique. Après, il y aura forcément des blessures. Et nous devrons nous employer à les panser afin d'apporter un soutien commun à l'école. J'insiste, car certains partisans du double non annoncent déjà qu'ils feront grève si les notes l'emportent. Ce n'est pas une attitude citoyenne!

C. B.: Il faudra être attentif.

Si le système est chamboulé par un texte élaboré hors de l'enceinte de l'Instruction publique, cela risque de poser des problèmes d'application. Afin d'éviter que des élèves soient en échec, certains enseignants pourraient être tentés de dévaluer la note, parce qu'elle n'est pas objective en soi.

Cela dit, il est clair que je ne tolérerai aucun appel collectif à ne pas respecter les décisions populaires. C'est le rôle d'un magistrat de faire en sorte que la parole du peuple soit appliquée en toutes circonstances et qu'elle ne soit pas revisitée en fonction de tel ou tel intérêt. Nous ne sommes pas dans la Ve République française!

J. R.: Je note votre engagement, condition cruciale à la recherche d'un consensus.


Dernière édition par le Dim 16 Sep 2007 - 2:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lepetiprince.skyblog.com/
Le pti prince
1er collaborateur
1er collaborateur
avatar

Nombre de messages : 507
Age : 36
Localisation : Les verts pâturages
Loisirs, passions : Créer des liens
Date d'inscription : 19/10/2006

MessageSujet: Re: Jean Romain, porte parole de l'Arle   Ven 17 Nov 2006 - 18:25

du texte ci-dessus, je ne reprendrai que cette citation de Jean Romain:

Citation :
J. R.: Il est vrai que les choses ont changé et que le grand débat entre éduquer et instruire se pose. C'est précisément parce que tout est plus compliqué qu'on ne peut pas continuer à appliquer la rénovation. On ne pourra pas compenser toutes les inégalités. Le rôle de l'école n'est pas principalement de lutter contre l'exclusion. Son essence est double: elle doit libérer et instruire. Ce n'est que dans un second temps qu'il faut s'occuper de ceux qui ont des difficultés. Quoi qu'en disent les tenants de la rénovation, il ne faut surtout pas mettre en place un système centré sur l'exclusion.
Si on comprend Mr. Romain il veut finalement que l'école soit d'abord et uniquement le lieu de la transmission des connaissances (qui dit connaissances dit liberté).
On voit que Mr. Beer s'oppose à cette vision selon moi restrictive de l'enseignement scolaire. Et moi de même...

Pour Mr. Romain l'école est: le lieu de l'"instruction", entendue comme transmission de connaissance pour une plus grande liberté. Et voilà tout.

Pour d'autres, dont moi, l'école est le lieu de l'"éducation", entendue comme lieu où l'on sucite les connaissances pour être plus libre AINSI que le lieu où l'on fait surgir chez l'enfant des valeurs, un code éthique qui petit à petit forgera en lui une identité propre.

Je pense pour ma part que l'école du 21ème siècle ne peut se baricader uniquement sur une volonté de transmettre uniquement des connaissances... Ce serait fabriquer des machines qui sauraient mais ne pourraient pas affraid, car non point formées aux complexités de la réalité sociale d'aujourd'hui, en constante mutation.

_________________
Si tout le monde vivait et consommait comme un Suisse, il faudrait 3 planètes supplémentaires pour satisfaire les besoins de chacun.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lepetiprince.skyblog.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Jean Romain, porte parole de l'Arle   

Revenir en haut Aller en bas
 
Jean Romain, porte parole de l'Arle
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mais il y a du bon monde aussi au Québec.
» Abbé Philippe Laguérie se fait le porte-parole des donatistes.
» Evénement: Le dalaï lama se rendra en septembre en République tchèque (porte-parole)
» Le porte parole des entendeurs de Voix : "Comment j'ai formé mon psychiatre au rétablissement"
» Dieu attend que je sois également son porte-parole.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Genève Ensemble :: Discussions en toute liberté :: Toute l'Actualité :: Actualité Genevoise-
Sauter vers: